Pendant des années, les Pays-Bas, le Danemark et l’Islande ont trusté le podium du classement mondial des systèmes de retraite. Rien de nouveau sous le soleil du Nord.
La vraie nouvelle de cette édition, c’est Singapour.
Singapour, premier pays asiatique à entrer dans l’élite
Avec 80,8 points et une note A, Singapour devient le premier pays asiatique à atteindre ce standard dans l’histoire du classement Mercer CFA Institute, qui couvre pourtant 52 systèmes de retraite à travers le monde.
Ce n’est pas un accident de calendrier. C’est l’aboutissement d’un modèle bâti sur trois obsessions :
- une épargne obligatoire dès le premier salaire ;
- une gouvernance sans concession ;
- une vision long terme que la plupart des démocraties occidentales peinent à maintenir au-delà d’un cycle électoral.
Où en sont la France et l’Allemagne ?
- France : 70,3 points
- Allemagne : 67,8 points
Les deux pays progressent, il est honnête de le noter. Mais ils restent classés en catégorie B, loin derrière les leaders. Surtout, ils partagent la même vulnérabilité structurelle : leurs systèmes reposent massivement sur la répartition, c’est-à-dire sur les actifs d’aujourd’hui pour financer les retraités d’aujourd’hui.
Ce modèle fonctionne tant que la pyramide des âges tient. Elle ne tient plus.
Ce que Singapour a compris, et qu’on tarde à admettre ici
La retraite publique est un filet de sécurité. Pas un plan de vie.
Les systèmes qui performent le mieux sont ceux où l’État pose un cadre, et où l’individu construit dessus, pas l’inverse.
Et vous, sur quoi repose votre plan retraite ?
Sur quoi repose votre plan retraite aujourd’hui, et surtout : l’avez-vous vraiment choisi, ou simplement subi ?
Source : classement Mercer CFA Institute Global Pension Index 2025.

